Saint-Guénolé

Georges Tanneau, le 27 décembre 1993

Je connais un pays
Accroché à la mer,
Aux rivages de pluie,
Sans été, sans hiver.
Je connais un pays
Où les hommes sont fiers
De braver jour et nuit,
Et le ciel, et l’enfer.



Je connais un pays
Où de blancs goélands
Accompagnent de cris
Des fureurs d’Océan
Et s’en vont poursuivant,
Quand les phares s’allument,
Au-dessus des brisants,
Des fantômes d’écume.

Je connais un pays
Où les flots ont brassé,
Par un soir de folie,
Un chaos de rochers,
Où les maisons si proches
Des laisses de marée,
Font jaillir de la roche
Pignons et cheminées.


Je connais un pays
Où d’obscurs saints ermites
Auraient creusé jadis
Des bateaux en granite.
Je connais ce pays,
Pays de goémon,
Aux fumées de brûlis
Recouvrant les ajoncs.


Et quand parfois le rêve
Vient me tendre la main
Sur un chemin de grève
Du pays Bigouden,
Je reconnais alors
Et l’écho des rochers,
Et la vague qui mord
L’air humide et salé.


Je reconnais encor
Les odeurs de marée,
Je reconnais le port

Et c’est ... Saint-Guénolé !

 

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