Une page un bateau Normandie

                                                                                                                   LONGUEIL ‑ INFO mai 2012

  Une page ... Un bateau ...

                          Normandie ... la saisie!

 Normandie désarme:

Mercredi 6 septembre 1939 le commandant Etienne Payen de la Garanderie reçoit l'ordre de désarmer Normandie et de préparer le retour de l'équipage en France.

 A bord 1327 membres d'équipage, le vendredi 8 septembre la moitié rentre à bord du De Grasse le reste de l'équipage rentrera à bord de Champlain le 11 septembre.

La Transat va laisser Normandie dans ses couleurs de temps de paix et conserve l'espoir d'une fin prochaine du conflit.

 Fin octobre la Navy organise la mise en sécurité de Normandie le commandant reçoit l'ordre de tenir les portes étanches fermées Normandie coûte à la Transat 50 000 dollars d'immobilisation par trimestre.

 Le 5 juin 1940 le commandant Etienne Payen de la Caranderie embarque sur le Champlain pour rentrer en France, le navire arrive le 12 juin à Saint ‑Nazaire ça sera sa dernière traversée il sautera sur une mine quelques jours plus tard en rade de la Pallice ‑La Rochelle.

 Le commandant Hervé le Huédé succède au commandant Payen de la Garanderie début

1941 déjà un an et demi que Normandie est immobile. Désormais le paquebot s'échoue dans sa souille à marée basse.

 La prise de contrôle :

Le 11 avril 1941 le président Roosevelt saisi le Congrès et sollicite par voie législative l'autorisation de prendre le contrôle de Normandie.

Le 14 mai à 19 heure le commandant Baylis Capitaine du port de New York et commandant en second du district se présente à la coupée pour informer qu'il est chargé de la protection du navire. Désormais fait et gestes des Français sont suivi de près.

Le 11 décembre les Etat‑ Unis décide de saisir l'ensemble des navires sous pavillon Français présent sur leur territoire. Le lendemain, le commandant Baylis monte à bord et signifie que les Etat Unis prennent possession de Normandie Le détachement de Coast‑Guards qui accompagne Baylis est armé Baïonnettes au canon Le quai est vite interdit au public,les Français se trouvent consigner dans leur quartier et reçoivent l'ordre de préparer leur paquetage . Face à la rigueur de l'ordre de réquisition qui prévoit un débarquement sans délai Le commandant négocie et fait valoir à ses interlocuteurs qu'il est nécessaire qu'une partie de son personnel de sécurité demeure à bord, il obtient gain de cause. Une quinzaine d'hommes restent à bord pour assister les Américains. Un Coast‑Guard amène les couleurs sous les yeux des Français. Hervé Le Huédé proteste et renvoie notre pavillon Les hommes chantent la Marseillaise, les Américains se découvrent.

Le 13 décembre le nouveau chef mécanicien prend possession des 4500 plans des installations des machines s'y ajoute les vingt registres qui composent l'historique de l'ensemble des services machines.

Le 14 décembre pas d'incident majeur hormis l'arrêt des pendules électriques.

Le 15 les difficultés s'accumulent, la distribution de l'eau potable est interrompue, l'ensemble des circuits lumière disjoncte il faut le concourt des officiers français pour rétablir la situation.

Le 16 décembre les Etats‑Unis confirment leur prise de procession de Normandie. Les officiers Français qui avaient été autorisés à rester à bord quittent définitivement Normandie ils seront relogés dans un hôtel pour poursuivre leur mission d'assistance à l'état‑ major américain.

 BIBUOGRAPHIE: Le Chasse-Marée Frédéric Olivier.

 Notre site : http://cmllongueil.e-monsite.com/

 Email : cml‑lonqueil@yahoo.fr

 Réunions le jeudi de 14hOO à l6h.30

 Et le vendredi de 20hOO à 22h3O

                                                                                                            François Fournier secrétaire.

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Date de dernière mise à jour : 24/02/2014