Le chantier du barrage de Venette

 

Barrage de Venette : les grandes manœuvres

Le futur barrage de Venette se construit côté Compiègne. Le chantier sur l’eau attire l’œil. Ce projet s’inscrit dans le plan de relance de l’Etat. Son coût : 12,5 millions d’euros.

Stéphanie Forestier | 18.05.2009, 07h00

 

Le quai du Clos-des-Roses à Compiègne vit désormais au rythme du chantier du barrage qui s’est installé il y a trois semaines maintenant. L’ancien ouvrage du XIX e siècle cédera sa place à un barrage entièrement automatisé avec des clapets qui remplaceront les manœuvres réalisées à la main par les éclusiers.

Le barrage sera construit à 15 m en amont de son vieux cousin qui sera détruit au printemps 2011.
Mais pour l’instant, les ouvriers s’attaquent au gros œuvre. « Nous commençons à mettre en place le batardeau. C’est l’inverse d’une piscine. Nous construisons une enceinte étanche au milieu de la rivière. Cela nous permettra de travailler sur les fondations du barrage », précise Didier Cattenoz, ingénieur et chef du service grands travaux à Voies navigables de France (VNF). Cette partie délicate et spectaculaire devrait durer près de trois mois.

Arrêt des travaux de novembre à avril 2010

Le paysage va changer. Fini les bucoliques bords de l’Oise. Une gigantesque grue fixée à un ponton aquatique est déjà en place. Au plus fort du chantier, c’est-à-dire au moment du bétonnage, un ballet de camions-toupies viendra troubler la quiétude des riverains qui commencent à sentir des vibrations au sol. Pas plus d’un jour, assure-t-on à VNF. Puis viendra le génie civil, qui durera entre trois et quatre mois. « C’est à ce moment-là qu’on coule le béton armé pour faire les piles de pont et poser les clapets, d’énormes pièces métalliques de 33 m de large et de 4 m de haut. Là, des spécialistes du coffrage, du ferraillage viendront. Il y aura une trentaine d’ouvriers. »
Les travaux s’arrêteront en novembre pour reprendre en avril 2010 pour une nouvelle et dernière année côté Venette. VNF a ainsi décidé d’une pause en période crue pour éviter d’éventuelles inondations.
Ce chantier s’inscrit dans un programme interrégional d’aménagement de l’Oise, débuté en 2001, qui concerne sept ouvrages sur la rivière, situés entre L’Isle-Adam, dans le Val-d’Oise, et Venette. Dans le département, les barrages de Creil, Verberie et Sarron ont déjà été reconstruits. Ceux de Boran-sur-Oise et donc de Venette sont les derniers à être réalisés.

Le Parisien

 

 

 

Vue du chantier 

 

 

 

 

 

 Pose de palplanches pour la mise en place d'un batardeau.

 

 Le vibreur pour enfoncer les palplanches.

 

 

Les palplanches sont un des éléments de base des travaux maritimes. Enfoncées au moyen de marteaux ou de vibreurs, elles permettent de construire des ouvrages permanents ou provisoires aussi bien au large que dans les ports.

Les palplanches sont des poutrelles en acier que l’on plante dans le sol et qui s’emboîtent avec les poutrelles voisines grâce à des nervures latérales appelées « serrures ». À partir des cloisons étanches ainsi formées, on bâtira des digues, ou encore un mur de soutènement pour conforter une berge naturelle ou un quai.

Les palplanches permettent également de constituer ce qu’on appelle un « batardeau ». Il s’agit d’une digue temporaire, retenant par exemple l’eau d’un fleuve, d’un torrent, etc., et qui permet d’installer un chantier en aval (technique utilisée notamment pour la construction de barrages).

Les palplanches sont enfoncées à l’aide de machines de battage qu’on nomme aussi des « sonnettes ». Montés sur des grues mobiles, ces engins sont de conception variable selon que le battage s’effectue :

  • par chocs, à l’aide d’un marteau dont le mouton vient frapper l’extrémité supérieure de la palplanche protégée par un casque de battage,
  • par vibration à l’aide d’un dispositif appelé « vibrateur » ou « vibrofonceur », qui enfonce le pieu métallique par propagation d’ondes vibrantes.

Il existe de multiples sortes de pontons, souvent construits sur mesure pour un usage spécifique. Ils se composent d’une barge, automotrice ou non, servant de support à une drague, une grue, ou encore d’espace de stockage.

Le terme ponton peut aussi être appliqué à une portion de quai sur un port. Celle-ci est construite à partir de palplanches ou de divers autres éléments.

 

 

Forage sous les berges pour injecter un ciment spécial. 

 

Le forage en vidéo.  

 

 

 

Le pousseur « ONYX » déplace les barges pour le chargement des gravats provenant du fond du batardeau creusé par la Poclain jaune (profondeur env. 6 mètres.).

Les gravats sont ensuite repris de la barge 50 mètres en amont du chantier pour être chargés sur des camions puis évacués.

 

 

 

 

Tout les déplacements de petits matériels sont faits à l'aide des grues.

 

 

 

Composition du matériel sur le chantier.

1 grue tour (rouge) montée sur pilotis pour le positionnement des palplanches.

1 grue hydraulique (blanche) sur chenilles, montée sur une barge pour la pose des palplanches.

1 pelle hydraulique (jaune) sur chenilles, montée sur une barge pour creuser le fond du batardeau.

2 barges pour le chargement des gravats.

1 barge pour le rapprochement des palplanches.

1 pousseur pour le déplacement des barges.

1 pelle hydraulique (rouge) sur chenilles positionnée sur la berge 50 mètres en amont du chantier pour le déchargement des barges de gravats.

1 engin de forage, monté sur barge.

2 pontons pour les travaux annexes.

Des camions.

Plus divers matériel sur le quai ou sur les barges dont : 1 manitou, 1 bobcat, des baraques de chantier, une centrale pour l’injection du ciment sous les berges, compresseurs, poste de soudure, cables, treuils etc.

Le BOBCAT 

 

Bobcat: compact et très maniable, pas de volant, pas de direction, les changement de direction se font par l'inversion de la rotation des roues.

 

 

 

 

16 juin 2009

Le chantier se renforce avec l'arrivée d'un deuxième pousseur, et d'une pelle hydraulique suplémentaire sur le quai.

 

 

Le ballet des pousseurs.

 

A droite la pelle hydraulique PC 240 NL montée sur chenilles. 

 

  

 

La suite au fil de l'avancement du chantier.

Soyez patients et revenez nous voir.

 

La mise en service est prévue

début 2011.

Avec un arrêt des travaux de novembre à avril 2010 pendant la

période de crues.

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 27/01/2018